En 40 ans, nos habitudes de conduite, notre perception de la route et les règles du Code de la route ont beaucoup évolué. Les chiffres de la mortalité routière donnent toute la mesure du chemin parcouru. En 1972, on déplorait 18 034 décès sur nos routes et 386 874 blessés. En 2011, 3 963 personnes ont été tuées et 81 251 personnes ont été blessées1. Dans le même temps, le trafic routier a été multiplié par 2,4. Entre 1972 et 2012, ce sont donc 320 000 vies qui ont été épargnées.
« Ces centaines de milliers de vies sauvées, tous ces drames évités sont le résultat d’une combinaison de facteurs : volonté constante de l’État, amélioration de la sécurité des véhicules, aménagement des routes et surtout prise de conscience des usagers qui ont changé de comportement. La politique menée depuis 1972 a été très efficace, mais ces bons résultats ne doivent pas gommer la réalité. Au niveau européen, avec 61 morts2 par million d’habitants, nous sommes juste dans la moyenne de nos voisins, alors que le meilleur élève de l’Europe est à 32 morts par million d’habitants3. Il reste de nombreuses vies à sauver. » Frédéric Péchenard, 12ème délégué interministériel à la sécurité routière.






